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 DEVIL'S TRAIN

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kisslolokissloloCo-AdminMessages : 16522
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MessageSujet: DEVIL'S TRAIN   DEVIL'S TRAIN Icon_minitimeVen 20 Avr - 9:55

DEVIL'S TRAIN 221610

Jörg Michael, batteur de Devil's Train

Jörg Michael au charbon pour
Devil's Train

Alors que le tout premier album de Devil's Train est sorti,
Jörg Michael nous a accordé cette interview pour défendre son groupe. Entre deux
références à ses idoles, le batteur allemand parle du but du groupe, de ses
retrouvailles avec Jari Kainulainen et revient sur son récent départ de
Stratovarius, groupe pour lequel il a tenu les baguettes pendant 16
ans.



Vyuuse : Bonjour Jörg et merci d’accorder cette interview à
La Grosse Radio. Tu as récemment rejoint The Devil’s Train, qui vient de sortir
son premier album. Comment s’est formé le groupe ?

Jörg : Tout vient du
chanteur RD Liapakis, il y a quelques années. Après avoir contacté le guitariste
Laki Ragazas, il m’a approché. C’était quand j’étais encore dans Stratovarius,
quand Mystic Prophecy a fait notre première partie en 2009/2010, lors de la
tournée de Polaris. A l’époque il parlait d’un "projet rock n’roll". Ca m’a tout
de suite plu, parce que j’ai fait pas mal de rock n’roll avant, même si peu le
savent. Il se souvenait quand je jouais dans Laos et House Of Spirits et ce
genre de trucs. Je ne fais pas que du power-metal à double-pédale comme
Stratovarius ! Quand on a avancé avec le groupe, avec les chansons composées et
mes parties de batterie posées, c’est progressivement devenu un groupe à part
entière.


D’où vient le nom du groupe ?

Il vient du diable ! On
ne s’est pas trop creusé la tête pour le nom. Comme c’était devenu un groupe à
part entière, on ne pouvait pas l’appeler "album solo de Liapakis" ! C’est comme
ça que c’est sorti. On ne veut pas réinventer le rock n’roll, ni apporter un
message philosophique ou intellectuel. On fait juste du rock n’roll, on remonte
le temps jusque là où on a commencé, on s’amuse, on a tout produit nous-mêmes.
On voulait quelque chose de fun, et aussi de cliché, et le nom "Devil’s Train"
contient tout cela. Je me souviens que Liapakis n’était pas très sûr du nom à
prendre, il m’a envoyé un mail avec ces 4-5 possibilités de nom sans être très
convaincu. Je lui ai dit que la première proposition était celle qu’il fallait !
Quand on pense à des titres de chansons comme "Room 66/64" ou "Roll The Dice",
c’est Devil’s Train ! Tu ne peux pas trouver de meilleur nom ! En plus j’avais
déjà l’idée de la pochette en tête, avec le train qui arrive vers toi. Alors je
lui ai dit "pourquoi on perd du temps à parler de ça, on prend des bières et on
attaque ça !" Voilà comment est venu le nom du groupe.

Parlant de la
pochette, c’est donc vous qui l’avez créée ? Y a-t-il un sens derrière
?

L’idée vient de nous, mais nous ne l’avons pas dessinée nous-mêmes.
Sinon, comme le projet en lui-même, c’est un voyage dans le temps où on revient
vers nos racines, on conduit le train, et on donne le ticket aux fans pour
qu’ils nous accompagnent. C’est un peu un moyen de vivre notre rêve. Après
d’autres idées viennent se greffer sur la pochette, comme les strip-teaseuses.
Après, les cornes du diable viennent naturellement dans le design. Tous ces
détails viennent de nous, mais pas la réalisation.

Ca faisait sept ans
que tu n’avais pas travaillé avec Jari Kainulainen après son départ de
Stratovarius. Qu’est-ce que ça fait de revenir ensemble ?

Ca a fait
beaucoup de bien. Quand on s’était séparés de Jari, c’était une décision de M.
Tolkki (ex-leader de Stratovarius), mais c’est vrai que le groupe n’était pas
très content de lui. Je ne pense pas que cela a été fait au bon moment et de la
bonne manière, mais en même temps je comprends. Il arrivait qu’il m’énerve, à
cause de son manque d’implication au sein du groupe. Mais ensuite, il m’arrivait
de le rencontrer en tournée, comme je suis aussi tour manager pour d’autres
groupes, on l’a revu avec Stratovarius, quand il jouait avec Evergrey, et
c’était différent. Il est plus mûr maintenant, il est père de famille. Après
avoir fini mes parties de batterie pour l’album, et après avoir mis la guitare,
je me suis dit que la musique qu’on faisait avait besoin d’un vrai bon bassiste.
C’est un instrument très sous-estimé dans la musique en général, parce qu’on le
ressent plus qu’on ne l’entend. Liapakis ne s’en inquiétait pas beaucoup au
début, mais après avoir fait quelques essais, il m’a rappelé en me disant que ça
coinçait avec les bassistes. Je lui ai dit que le seul gars qui pouvait le faire
comme je le voulais, c’était Jari. Je pense honnêtement qu’il est le meilleur
bassiste de metal et de rock n’roll du monde. Je ne dis pas ça parce qu’il joue
avec nous en ce moment, je l’ai toujours pensé. Il y a des musiciens, comme
Lauri Porra (Stratovarius) et Jens Becker (Grave Digger) qui sont capable de
varier les genres. Mais, pour ce genre de musique, Jari est un génie. Quand on
l’a appelé, il était très enthousiaste, et quand on a joué avec lui, les autres
gars du groupe l’ont adoré, et depuis il est resté.


Est-ce que
Devil’s Train a un rapport avec ton départ de Stratovarius ?

Non. C’est
une coïncidence que tout ça tombe au même moment, mais, ça n’a rien à voir. Les
raisons étaient personnelles. Je ne veux pas non plus en faire trop sur ce
départ. Je suis toujours ami avec Timo Kotipelto et Jens Johansson, on travaille
toujours ensemble, même sur Stratovarius, sur le management, le booking et
plusieurs aspects logistiques. Un entraineur de football allemand a dit « Il
faut onze amis sur le terrain pour gagner un championnat ». Je pense que tu
n’atteins jamais les onze amis sur toute une vie. Et quand je dis que ce sont
des amis, c’est que c’est une relation très forte qui s’est développée pendant
seize ans. Si tout ceci est fait pour rester, ce sont d’autres choses qui m’ont
donné envie d’arrêter d’être dans Stratovarius. Je veux m’arrêter au bon moment.
C’est un point très important pour moi, que je me suis fixé quand j’ai commencé
ma carrière de musicien professionnel.


Intéressons-nous plus à
l’album maintenant. Vu que la musique est très différente des groupes dont vous
venez, est-ce que vous avez travaillé différemment ?

Maintenant que j’y
pense, c’est vrai que nous avons travaillé différemment ! On n’a pas beaucoup
répété avant d’entrer en studio, pour mieux rendre l’effet de spontanéité. Ca
manque donc d’un peu de soin au niveau technique, mais ce n’est pas ce qu’il y a
de plus important pour ce genre de musique. Ce n’est pas comme un album de
thrash, où la technique est très importante pour l’interprétation des chansons.
Ici, c’est le feeling qui prévaut. On a aussi adopté des son plus "trashy". Par
exemple, j’utilise des cymbales cassées sur cet album. Comme ça, je sonne comme
si je jouais dans une espèce de bidonville en Amérique. Je suis aussi accordé
différemment, bien que je joue avec la même configuration de batterie. Et cela
s’applique à tout le groupe. Le son de guitare a par exemple été pensé
spécialement pour Devil’s Train. Si Laki a un grand talent de guitariste, c’est
Liapakis qui a pensé le son de guitare. Malgré notre identité rock n’roll,
l’accordage est bas, et il y a toujours des éléments de metal dans le son,
surtout celui des années 80, qui sont nos racines. Tout ceci a été pensé dans le
but de servir le groupe.

Comment définirais-tu la musique de Devil’s
Train ?

J’appelle ça du "blues n’metal" ! On combine les influences des
années 60, avec des groupes comme Led Zeppelin, Deep Purple, et The Who. Mais il
y a aussi des influences de Judas Priest qui font ce qu’est cet album. Il y a
aussi des influences de metal plus moderne dans le son et la production. Cet
album est donc la somme de toutes ces époques.


Y a-t-il d’autres
groupes qui ont influencé cet album ?

Il y a Hendrix, The Who, Deep
Purple, surtout l’album In Rock, que je considère comme le tout premier album de
metal. Il y a aussi une petite touche allemande avec Scorpions. On a aussi le
côté boogie-woogie de Thin Lizzy. Terry Reed nous a aussi influencés. Il n’est
pas très connu, mais sans lui, les Beatles n’auraient peut-être jamais existé.
Il y a donc cette époque, mais aussi tout ce metal anglais qui nous a tous
influencés, comme les premiers disques d’Iron Maiden, des chef d’œuvre de
l’histoire du rock. Il y a aussi Screaming For Vengeance de Judas Priest, Ace Of
Spades de Motörhead. Je ne dois pas non plus oublier que l’ombre d’AC/DC plane
au dessus de l’album. On joue peut-être plus vite, plus dur, mais AC/DC a
toujours quelque chose à voir quand on parle de rock.


Est-ce que le
côté américain de l’album est voulu ?

(rires) C’est drôle, on parlait à
l’instant de groupes anglais pour la plupart, alors que, c’est vrai, on a un
album qui rappelle les Etats-Unis. Je ne sais pas d’où ça vient, mais je ressens
ce feeling américain aussi. Les américains jouent du rock n’roll beaucoup plus
facilement, et c’est bien plus normal d’être musicien aux Etats-Unis par rapport
à l’Europe. C’est beaucoup mieux vu par les gens en général. Mais je n’arrive
pas à voir d’où vient cette influence américaine, vu que le gros de nos
influences est en Angleterre. Peut-être parce qu’on a un côté pop qui se
rapproche de groupes comme 3 Doors Down. L’image redneck vient aussi de
là-bas.


Peux-tu nous parler de votre reprise d’American Woman ?
Qu’est-ce qui vous a motivés à l’enregistrer ?

Avant tout, c’est parce
qu’on aime cette chanson. Cela semble normal de ne pas reprendre une chanson
qu’on n’aime pas ! (rires) C’est un peu comme un voyage dans le temps.
L’originale, faite par Guess Who (et non Lenny Kravitz), a ce côté très hippy
blues. Krokus l’ont reprise dans les années 80, avec une version plus metal, et
Lenny Kravitz en a fait une chanson plus pop et accrocheuse. Et maintenant c’est
à notre tour de la reprendre, avec notre gros son. C’est donc notre manière
d’interpréter la chanson en 2012, on aime bien l’idée d’une chanson qui traverse
les époques.


Comment s’est passé le tournage du clip de cette chanson
?

Le clip, malgré son aspect américain, a été tourné en Grèce, dans les
environs d’Athènes. On avait pas mal d’amis là-bas, vu que deux membres du
groupes sont grecs. On avait pas un gros budget pour cette vidéo. Tous ceux qui
s’y trouvent sont des amis, les filles comme le gang de motards. Le réalisateur
est aussi un ami du groupe, et l’a fait pour presque trois fois rien. Le clip
est aussi une sorte de trailer. Il présente le groupe au public, et attire
l’attention vers nous. Il faut dire que les gens connaissent, en principe, mieux
la chanson que le groupe. C’est aussi une idée de notre label, Ear Music, de
mettre en avant cette reprise. Au début, nous étions un peu réticents, on
voulait présenter notre musique avec notre propre son. Le label a pensé que
cette chanson était notre son, et ne ressemblait à aucun autre groupe. On est
finalement tombés d’accord. Cette vidéo a été faite à côté du vrai clip de
l’album, "Sweet Devil’s Kiss", qui a capté le plus gros de notre
attention.


Peux-tu nous parler des paroles de l’album ?

Le
message du groupe n’a rien de profond et d’intellectuel. C’est juste du rock
n’roll. Le but premier est que les paroles sonnent bien. Pense à AC/DC, "Giving
The Dog A Bone" (il mime une fellation), le titre est répété huit fois, le
message n’est pas si important, mais ça sonne bien ! On y met aussi quelques
anecdotes drôles, comme la première visite de Liapakis dans un bordel, et ce
qu’il a ressenti quand il en est sorti. Il y a aussi "Coming Home", qui parle du
retour d’un soldat chez lui. On n’a plus de guerre en France ou en Allemagne,
mais pense quand même au sentiment que cela peut procurer de rentrer au bercail.
C’est une des chansons sérieuses, comme "The Answer", dans laquelle on se
demande pourquoi on existe, ce qu’on fait là. Mais le principal message de ce
groupe, c’est qu’après une longue journée de boulot, tu rentres chez toi et tu
veux oublier tout ça un moment, tu mets Devil’s Train, tu prends ton ticket et
tu t’amuses pendant une heure ou deux. C’est simple, c’est facile, mais on a
aussi besoin de ça. Si j’avais quelque chose de vraiment important à dire,
j’écrirais un livre.


Qu’en est-il d’une éventuelle tournée
?

Rien n’est prévu pour le moment. Le disque vient de sortir. On
adorerait jouer nos chansons en concert, sachant qu’on a un vrai bon album, avec
des chansons qui rendraient très bien sur scène. Mais il faut d’abord dire au
monde qu’on existe, et c’est à ça que servent les interviews qu’on est en train
de faire. Mais on compte bien jouer nos chansons sur scène, le rock n’roll est
fait pour être joué en live, sinon on est comme un enfant
handicapé.


Un dernier mot pour les fans français ?

Je dirai
aux fans de ne pas s’arrêter au fait que je joue autre chose que du
Stratovarius, mais donner une chance a cet album, qui risque de leur botter le
train ! J’en suis sur à 100%, même si c’est pas le metal épique qu’ils ont
l’habitude d’entendre. Alors préparez-vous à ça, et j’espère vous voir tous si
on passe à Paris.


line up :

R.D. Liapakis (chant)
Laki
Ragazas (guitare)
Jari Kainulainen (basse)
Jörg Michael
(batterie)

http://www.devilstrain.com/home.php
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MessageSujet: Re: DEVIL'S TRAIN   DEVIL'S TRAIN Icon_minitimeVen 20 Avr - 10:02

DEVIL'S TRAIN 1310
date de parution : 17 Fevrier 2012 -

Tracklist

1. Fire and Water
2. Devil's Train
3. Roll the Dice
4. To the Ground
5. Forever
6. Sweet Devil's Kiss
7. Find New Love
8. Room 66-64
9. Coming Home
10. Yellow Blaze
11. The Answers

line up :

R.D. Liapakis (chant)
Laki
Ragazas (guitare)
Jari Kainulainen (basse)
Jörg Michael
(batterie)



12. American Woman
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kisslolokissloloCo-AdminMessages : 16522
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MessageSujet: Re: DEVIL'S TRAIN   DEVIL'S TRAIN Icon_minitimeVen 20 Avr - 10:03



The first video from DEVIL'S TRAIN
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MessageSujet: Re: DEVIL'S TRAIN   DEVIL'S TRAIN Icon_minitimeVen 20 Avr - 10:04



‘Sweet Devil’s Kiss’ est le nouveau clip vidéo de DEVIL’S TRAIN. Cette chanson
est extraite de l’album éponyme du groupe qui est sorti le 17 février dernier
via earMUSIC/Edel. L’ex-batteur de STRATOVARIUS, Jörg Michael et Jari
Kainulainen (ex-STRATOVARIUS également) font partie de ce projet.
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kisslolokissloloCo-AdminMessages : 16522
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MessageSujet: Re: DEVIL'S TRAIN   DEVIL'S TRAIN Icon_minitimeJeu 22 Jan - 19:13

DEVIL'S TRAIN O2yo295s

Tracklist:
01. Down On You
02. Hollywood Girl
03. Gimme Love
04. Mr. Jones
05. Can You Feel
06. Rock Forever
07. Let’s Shake It
08. Girl Like You
09. Born To Be Wild
10. You And Me
11. Thunderstorm
12. Suffocated
13. Immigrant Song (Bonus Track)

Line Up:
R.D. Liapakis - Vocals (Mystic Prophecy, Valley’s Eve)
Jörg Michael - Drums (Ex. Running Wild, Saxon, Stratovarius)
Jari Kainulainen - Bass (Masterplan, Ex. Stratovarius, Evergrey)
Lakis Ragazas - Guitar (Mystic Prophecy)



_________________
DEVIL'S TRAIN Bg_hea11
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MessageSujet: Re: DEVIL'S TRAIN   DEVIL'S TRAIN Icon_minitime

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