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 Lita Ford

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kisslolokissloloCo-AdminMessages : 16650
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MessageSujet: Lita Ford    Lita Ford  Icon_minitimeMer 20 Oct - 18:16


ça c'etait bon
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kissa38kissa38DestroyerMessages : 1002
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MessageSujet: Re: Lita Ford    Lita Ford  Icon_minitimeMar 24 Avr - 18:40

on en mangerait
slurp miam gulp Lita Ford  1625059715
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kisslolokissloloCo-AdminMessages : 16650
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MessageSujet: Re: Lita Ford    Lita Ford  Icon_minitimeLun 14 Mai - 20:24

Lita Ford sortira son nouvel album, Living Like A Runaway, le 19 juin prochain en Amérique du Nord (aucune date pour l’Europe actuellement) via SPV/Steamhammer. Le titre ‘Mother’ est désormais disponible en écoute.

http://soundcloud.com/decibelmagazine/lita-ford-mother
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kisslolokissloloCo-AdminMessages : 16650
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MessageSujet: Re: Lita Ford    Lita Ford  Icon_minitimeJeu 14 Juin - 22:32

Lita Ford : fuite en avant vers le passé









Lita Ford  Litafordliving-300x270« Mon dernier album, Wicked Wonderland, je l’ai sorti avec Jim Gillette, à l’époque où nous étions mariés. C’est une espèce d’album de Jim et Lita, pas vraiment un véritable album de Lita. [...] Je n’étais vraiment pas à l’aise avec cet album, pas du tout, à vrai dire. Il y a de bonnes choses mais ça ne sonne pas comme un disque de Lita. [...] [Il] sonnait plus comme un album de Jim. On a très bien travaillé ensemble. Il n’est pas craignos, ce n’est pas un mauvais album ; ce n’est simplement pas un album de Lita. »
Comment mieux expliquer à quel point se trouvait jusque-là la discographie de Lita Ford que comme elle le disait elle-même dans une interview de mars 2011, soit bien avant qu’il soit vraiment question de ce nouvel album, Living Like A Runaway ? Après quatorze années de silence, depuis l’album Black en 1995, la « heavy metal queen » californienne nous était revenu avec une espèce d’album bâtard, un rejeton dont il fallait distinguer, en tendant bien l’oreille, ce qu’il tenait de sa mère. Mais, en fait, il tenait bien trop de son père, Jim Gillette, qui avait énormément noyauté la composition et la production de ce disque, squattant même l’essentiel des parties vocales sur certains titres, pour qu’on y reconnaisse un album de Lita. Un disque sur lequel on avait collé le seul nom de la chanteuse-guitariste alors que cela ne lui ressemblait pas, pas vraiment.
Ce n’était pas vraiment, non plus, un mauvais album mais, pour le retour de la musicienne, c’était particulièrement troublant ; ces arrangements électroniques et indus qui semblaient tout droit sortis de la B.O de Matrix et qui, pour ne rien arranger, rendaient l’écoute parfois lassante, perdant l’auditeur qui pouvait décrocher à tout moment. Par conséquent, pour que les fans retrouvent leur Lita, un seul mot d’ordre : « back to the basics », retour aux fondamentaux, soit voix, guitares, basse, batterie, le tout avec un son vrai.
Depuis ce Wicked Wonderland, Lita a aussi connu un drame personnel, son divorce, avec quelques passages terribles pour elle, comme de voir ses enfants prendre le parti de leur père et se retourner contre elle. Un élément majeur, indissociable de la composition de ce Living Like A Runaway, qui donne le ton et qui a inspiré les thèmes de plusieurs des chansons qui le composent (“Branded”, “Hate”, “Mother”, « Devil In My Head », “Love 2 Hate U”). Par conséquent, on met de côté la Lita sexy des années 80 et du début des années 90. Aujourd’hui, Lita est une femme mûre, avec des problèmes plus graves et plus profonds que “comment vais-je jouir de la vie ce soir ?”.
Mais pas non plus question de prendre la tête de l’auditeur avec ses problèmes personnels, avec des « jérémiades de bonnes femmes ». Au début, l’album devait s’appelait The Healing, la guérison. Ce qui, finalement, n’est évidemment pas le cas ; il n’est plus question de guérison mais d’aller de l’avant, une fuite en avant. Ainsi, dès les premières paroles, elle affirme “Je ne veux plus me battre avec toi [...] Je suis fatigué de jouer à ce jeu.” Et son jeu à elle, maintenant, c’est de redevenir elle-même, retrouver l’esprit de Lita, l’ancienne Runaways.
Du coup, on se débarrasse de tous ces artifices électroniques. On épure au maximum pour revenir à ce heavy metal fait de rythmes et de riffs, rien que les cordes, la voix, les fûts et les cymbales. C’est à peine si on laisse une place pour un clavier, qui fait une apparition passagère, de quelques secondes, en queue de “The Mask” ; ou en début et fin de “Asylum” où un synthé reproduit le son d’une section de cordes pour un effet dramatique. Le matériel le plus électronique qui semble utilisé sur cet album sont les boîtes d’effets employées pour varier les couleurs, morceau après morceau, sur les guitares, bien sûr, mais aussi parfois quelques arrangements sur les voix mais, justement, principalement pour modifier un peu les ambiances d’un morceau à un autre.
Pour Lita Ford, Living Like A Runaway, dit-elle dans les dossier de presse accompagnant l’album, signifie « marcher à travers les flammes et être capable d’arriver indemne de l’autre côté ». C’est sans doute ce qu’elle essaie de prouver à son public, à elle-même, mais peut-être aussi à son ex-mari à qui elle dirait, à travers ce nouveau départ que serait cet album, qu’elle peut sortir encore plus forte, sinon intacte, de cette épreuve. Mais un tel titre n’est pas anodin pour qui connait bien l’histoire de l’artiste puisqu’il fait aussi référence à son passé dans le groupe The Runaways (au côté, notamment, de Joan Jett). Et c’est un voyage vers le passé dans lequel elle nous emmène via la chanson qui donne son titre à l’album, « Living Like A Runaway ». En l’écoutant, on imagine déjà un clip où Lita voyagerait dans une vieille décapotable à travers les grands paysages américains, « de New York City aux rues de L.A. », pour la citer, mais aussi à travers ses souvenirs. Le genre de ballade à même de créer un sentiment de nostalgie, mais, en fait, pas tant que ça. « It feels like yesterday », on dirait que c’était hier. Ce n’est pas si loin, elle peut encore sentir en elle la jeune fille de 17 ans. La nostalgie est souvent faite de regrets. A vivre comme une Runaway, on passe sa vie à courir, mais quelle vie ! Ce morceau, au fond, assez répétitif, se termine justement sur la répétition du gimmick « Run, baby, run ! », continue de courir, des mots qui disparaissent dans un fade-out, comme si on la voyait disparaître au loin dans le paysage, mais sans que ce soit la fin, l’histoire est tout sauf terminée elle est déterminée à continuer, à courir. Obstinée, « Relentless », c’est d’ailleurs le titre du morceau suivant, qui ressort les watts, on ne se laisse pas abattre, on a encore de l’énergie à revendre.
Au chapitre des morceaux marquants, ou plutôt parmi les plus riches de sens, de cet album, vient ensuite le tour de « Mother ». Il y a 22 ans, à l’époque de Stiletto, en 1990, la mère, c’était « Lisa », la mère de Lita, décédée la même année. Aujourd’hui, la fille est devenue mère à son tour mais, sur ce même thème, le ton n’est pas plus gai, il s’agit encore d’une maternité blessée, puisqu’elle s’adresse à ses propres enfants qu’elle a failli perdre de vue dans les affres de ses déboires familiaux. Après un démarrage acoustique, montrant la douceur maternelle, arrivent une batterie hargneuse et une guitare électrique saturée. Maman Ourse se lève ? Montre sa rage ? Comme sur l’ensemble de l’album, les solos de Lita Ford ne sont pas forcément les plus inventifs jamais entendus mais indéniablement ils ont pour eux de venir directement du cœur. « I’ll always be a part of you », je ferai toujours partie de vous. Elle se radoucit de nouveau au moment où elle s’adresse à ses enfants.
A l’approche de la fin de l’album, on sent même une accalmie dans les rapports de la femme avec son ex-mari. « Love 2 Hate U », avant-dernier titre du disque (si on oublie les bonus de certaines éditions), est un duo, écrit avec le producteur de l’album Gary Hoey (qu’on imagine être aussi au chant face à Lita même si nous n’en jurerions pas). Le jeu de questions-réponses entre les chanteurs et les guitares (l’une acoustique pour une certaine douceur, l’autre électrique pour apporter une dureté, une fermeté dans le débat) forment un morceau plus léger, plus enjoué, que le reste de l’album, ramenant au final un peu d’optimisme, si ce n’est une plus grande joie de vivre. Ce n’est pas une réconciliation mais au moins un règlement de compte à l’amiable.
Dans l’ensemble, le titre le plus faible de ce disque est probablement ce « Asylum », power-ballad aux arpèges qu’on a l’impression d’avoir déjà entendu mille fois dans les ballades metal ou rock depuis trente ans. La plus grosse surprise, elle, se situe à la fin avec « A Song To Slit Your Wrist By » qui, si on ne cherche pas plus loin, semble avoir gardé quelque chose de Wicked Wonderland avec ce côté indus. Cette position finale, isolée en queue de peloton, en lisière du disque, ne permet cependant pas de croire que ce genre de sonorité ait vocation à poser ses pénates dans l’œuvre de la musicienne, à définir le nouveau son Lita. En fait, en regardant plus loin, on s’aperçoit qu’il s’agit d’une reprise de Nikki Sixx, titre méconnu extrait d’une version japonaise de l’album Generation Swine (1997) de Mötley Crüe, un titre à la base très indus que, finalement, Lita a réarrangé pour le tirer vers un versant plus heavy.
Car, ce que déclare l’album dans son ensemble, c’est que Lita Ford est à la reconquête du versant le plus heavy de son œuvre. On reprend là où on s’était arrêté avec Black en 1995 – on retrouve d’ailleurs à ses côtés le parolier Michael Dan Ehmig, déjà présent dans les années 90 – le côté bluesy en moins. On peut aussi sans doute remonter aux tout premiers disques de la guitariste, au temps de la vitesse et du gros son. Avec des riffs aux pointes trempées dans le poison, une rythmique basique mais qui tape dur, une basse qui roule des mécaniques (mention spéciale à l’ex-Great White, ex-Dio Teddy Cook pour son jeu sur des titres comme « Hate »), avec une formation réduite à l’essentielle, Lita Ford nous ramène un pur album de heavy qui, comme le genre lui-même aujourd’hui, n’a rien de révolutionnaire mais à ce côté efficace, qui vous fait taper du pied et remuer du chef en rythme et à donc tout pour satisfaire quiconque aime ce genre de près ou de loin.
Dans sa fuite, elle a rattrapé son passé, à courir comme une Runaway, elle a retrouvé qui elle était, et nous a amené l’album qu’on pouvait attendre d’elle depuis 17 ans.
Living Like A Runaway, sortie le 16 juin 2012 via SPV/Steamhammer.
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kisslolokissloloCo-AdminMessages : 16650
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MessageSujet: Re: Lita Ford    Lita Ford  Icon_minitimeJeu 14 Juin - 23:00

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MessageSujet: Re: Lita Ford    Lita Ford  Icon_minitime

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