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 Sister Sin

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MessageSujet: Re: Sister Sin    Sam 17 Jan - 18:10

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MessageSujet: Re: Sister Sin    Lun 2 Mar - 18:23


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Mer 11 Mar - 19:23


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Mer 11 Mar - 19:26


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Sam 21 Mar - 20:06






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MessageSujet: Re: Sister Sin    Dim 3 Mai - 19:37








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MessageSujet: Re: Sister Sin    Dim 23 Aoû - 10:53










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MessageSujet: Re: Sister Sin    Dim 23 Aoû - 11:05




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MessageSujet: Re: Sister Sin    Lun 9 Jan - 20:43


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Ven 13 Jan - 18:31



Liv Sin - Follow Me (CD)

Release date is April 28 2017

Tracklist:
1. The fall
2. Hypocrite
3. Let me out
4. Black souls
5. Godless utopia
6. Endless roads
7. Killing ourself to live
8. I'm your sin
9. Emperor of chaos
10. Immortal sin
11. The Beast inside


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Lun 6 Fév - 20:21


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Sam 18 Fév - 9:56


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Ven 24 Mar - 18:17

LIV SIN, le nouveau projet de l’ancienne chanteuse de SISTER SIN Liv « Sin » Jagrell – sortira son premier album, intitulé Follow Me, le 28 avril via Despotz Records.

Chanson « Immortal Sin », reprise de FIGHT, avec Jyrki 69 de THE 69 EYES, en écoute :


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Lun 1 Mai - 20:52




LIV SIN : Entrevue avec LIV JAGRELL

Les fans de SISTER SIN n’ont pas de soucis à se faire, LIV JAGRELL est de retour après la dissolution du groupe suédois fin 2015. Le nouveaux départ de la chanteuse s’incarne dans LIV SIN, une nouvelle formation dont l’album « Follow Me » sera disponible à partir du 28 avril 2017. Sleaze This City a eu le plaisir de rencontrer LIV elle-même afin de faire le point sur son retour imminent.

Sleaze This City : Tout d’abord, il est intéressant de noter que bien que ce projet soit nouveau, l’emphase sur le mot sin est toujours bien présente. Pourquoi ce mot revient-il dans l’esthétique de ton univers ?

Liv Jagrell : En vérité, il n’y a pas vraiment de sens là-derrière. C’est principalement pour garder un peu du nom Sister Sin, afin que les gens aient un point de repère. C’est plutôt marrant, puisque le mot se trouve aussi dans le titre Mortal Sin que j’adore par ailleurs, je me suis dit « Mais en effet, ce mot est partout ! », alors pourquoi ne pas l’utiliser à bon escient ? En tous cas, il n’y a pas grand-chose à rattacher entre moi et la définition d’un péché, il s’agit plutôt d’un moyen de connexion entre le groupe et moi.

STC : Tu as pu échanger et travailler avec Stefen Kaufmann (Accept, Udo, nldr). Comment vous est venue l’idée de bosser ensemble ?

Liv : Le truc, c’est qu’après avoir tourné une paire de fois avec Udo du temps de Sister Sin, même si Stefen a quitté le groupe peu après, on s’est rendu compte qu’on s’entendait très bien. C’est quelqu’un d’investi, dès qu’il apprécie quelqu’un, il cherche à donner des conseils et à en apprendre plus sur la personne. Dès notre première rencontre, il avait des choses à me suggérer pour que j’améliore mon chant. Un jour il nous a dit qu’il aimerait produire un album avec nous, mais à cette époque ça n’a pas abouti pour des raisons diverses. Quand j’ai décidé de refonder un projet, au départ je ne savais pas par où commencer. J’ai toujours mon manager auprès de moi, le même que celui de Sister Sin, mais je me suis rappelé de l’offre de Stefen et c’est ainsi que j’ai pensé à le contacter. Désormais, Kaufman fait tout un tas de trucs, mais il enregistre des groupes la plupart du temps. Il a participé aux étapes de pré-production, puis lorsque nous sommes allés enregistrer en Allemagne, dans son studio, il a assumé le travail d’ingénierie. Il a joué un rôle prépondérant dans la création de l’album, en fait. Bien qu’il ne soit pas trop du genre à redire des choses sur nos chansons, il les améliorées en tant que producteur. Grâce à lui, notre son est au plus près de son essence. Son expérience lui permet de dire beaucoup de choses, et même si on s’est un peu battus parfois, le compromis qui en a découlé montre bien qu’il a finalement exactement compris ce que je voulais faire.



STC : On s’imagine aisément que ce n’est pas le seul qui t’a proposé de collaborer, est-ce qu’il a été difficile de refuser des opportunités pour toi ?

Liv : C’est vrai que les demandes pleuvaient de tous les côtés. Plein de gens souhaitaient faire de la musique avec moi quand ils ont appris la fin de Sister Sin, mais la plupart me proposaient de la pop, ou pop rock, party rock, du metal industriel, du sleaze, que des trucs qui ne sont pas trop mon genre. Rares sont ceux qui m’ont immédiatement dit « Viens, on va faire le truc le plus coriace et le plus heavy du monde ». Pas mal de producteurs candidats ont tenté de me rendre plus soft, mais autant te dire que c’est un combat perdu d’avance. (rires)

STC : Kaufman n’a pas du tout touché au style que les fans de Sister Sin apprécient, alors.

Liv : Pas vraiment. Dès notre arrivée en Allemagne, comme je te disais, c’est lors du travail sur Hypocrit, la deuxième chanson de l’album, que j’ai été soulagée de son approbation et que je me suis dit « Dieu merci, on va vraiment faire un album de metal avec ce type ». C’est carrément le but. Peut-être même se glisser sur les ondes de radio rock au milieu des groupes américains…

STC : Qu’est-ce qui te différencie, au sein du marché ?

Liv : Déjà, on ne fait rien de réellement oldschool, et je suis plutôt fière d’incarner un créneau qui n’est pas saturé, soit celui des chanteuses metal féminines, et ça nous donne un impact différent. Il y a des groupes géniaux menés par des nanas, Halestorm, etc., je les adore, mais ils sont déjà là ! C’est la raison pour laquelle je ne cherche pas forcément à me glisser dans une mouvance particulière. On verra si c’était le bon chemin à emprunter ou pas ! Suivre son cœur, ce n’est pas toujours la meilleure décision à prendre. Qui vivra verra !

STC : Tu nous parles de forts personnages féminins dans le rock. Tu as œuvré un petit peu avec Doro, et à la lumière de cette expérience, comment qualifierais-tu le relation entre les nanas dans le metal ? C’est plutôt bienveillant, ou bien y a-t-il ne serait-ce qu’une once de compétition entre vous ?

Liv : Il peut toujours y avoir un peu de concurrence, mais ça n’a jamais été le cas avec Doro. Elle est extrêmement gentille, et comme elle fait partie du métier depuis un sacré bout de temps, elle a cette sagesse qu’ont les habitués, ceux qui tournent depuis longtemps. On est exactement pareilles, dans le sens où on se sent comme si on faisait partie du reste des gars de la bande. Les autres filles que j’ai pu côtoyer dans le milieu sont très similaires. Je n’ai pas trop eu de problèmes avec d’autres nanas, mais après, je ne les connais pas toutes non plus !

STC : On a une question pour tous les gens qui étaient très friands ce que tu faisais avec Sister Sin : quelle partie de toi as-tu injectée dans ce nouveau projet ?

Liv : Bien évidemment, je m’attache à y mettre de ma personnalité, en tant que chanteuse et en tant que femme, car je suis la même dans toutes les phases de mon quotidien. Je peux te dire que je ne suis pas vraiment différente de la chanteuse que j’étais avec Sister Sin : ça reste moi, ma voix, mon attitude sur scène… J’ai écrit les chansons en adoptant la même attitude que d’habitude, je cherche à produire quelque chose de catchy, que les gens peuvent retenir, et qui conserve une intensité que je m’applique toujours à rechercher.

STC : Les raisons pour lesquelles Sister Sin n’existe plus sont connues ; il avait été divulgué que c’est l’essoufflement général, et les difficultés dues au rythme de vie et à la trop importante implication vécue par certains membres du groupe qui avaient mené le groupe à sa fin. Mais du coup, en ce qui te concerne, comment tu tiens le coup ? C’est quoi ton secret ?

Liv : (rires) Je crois qu’il y a deux choses essentielles qui me permettent de continuer et de ne pas faire de burnout. Evidemment, quand je rentre à la maison après une série de festivals, je suis complètement morte ! Mais j’ai besoin de me remettre au travail rapidement. Je ne peux pas rester sans rien faire très longtemps. Déjà, je ne suis pas le genre de personne qui aime passer du temps à la maison sans rien faire. Ensuite, pour parer le manque de sommeil et la fatigue physique, étant donné que je suis coach sportif, j’ai une routine de sport en béton. Ce n’est pas de trop, et ça me met particulièrement en forme de me dépenser de la bonne façon. Je fais énormément de cardio, je ne bois pas souvent d’alcool, je me nourris sainement, et la machine tourne. Pour moi, le plus important c’est de toujours assurer d’un show sur l’autre, alors je mobilise le maximum de mes capacités pour m’en rendre capable. Pour ma voix, j’essaie de dormir le mieux et le plus longtemps possible, même en tournée. Si tu n’essaies pas de te maintenir correctement, évidemment que tu t’effondres.



STC : Et donc, dans ton autre métier, tu entraînes des gens, c’est ça ?

Liv : Oui, je coach des gens, seul à seul ou parfois en groupe, et je suis très intéressée de constater chez les sportifs à quel point tout marche ensemble. L’esprit, le corps, et la posture, aussi. Je m’inspire dans mes trainings de certains enseignements tirés du yoga, qui influence considérablement l’état mental par le physique. Il faut juste savoir comment bien s’entraîner, et tout va mieux !

STC : C’est extrêmement inspirant, peu d’artistes de ton rang peuvent prétendre à un mode de vie aussi healthy, merci pour ces conseils ! Par ailleurs, tu es une amoureuse des animaux. Es-tu en mesure de défendre cette cause à travers la musique ?

Liv : Justement, j’ai très envie de faire apparaître davantage mes engagements personnels dans ce nouveau projet. Avec Sister Sin, on s’était fixé d’essayer d’éviter le discours politique ou engagé. Désormais je remets les compteurs à zéro, et pourquoi pas, dans des morceaux à venir, faire apparaître mon combat dans des sorties ultérieures. Je songe à écrire sur les droits des animaux, mais ensuite, il faut que ça colle avec le reste de l’album, la mélodie, etc. La vie animale est condamnée si on continue comme ça, et j’ai l’intention de sensibiliser les gens davantage.

STC : Parlons un peu de culture scandinave. Il y a quelque chose qu’on serait curieux de savoir, et sur quoi on aimerait avoir ton point de vue. Il paraît que les suédois les norvégiens et les finlandais se font un peu la guerre…

Liv : (rires) Ce n’est pas qu’on se déteste, non, mais il y a une sorte de rivalité, oui. Rien de bien violent, mais c’est un peu comme une sorte de moquerie entre frontaliers, c’est tout… Il y en a même qui font des blagues du genre « Alors, c’est un finlandais, un norvégiens et un suédois qui… »

STC : Raconte nous en une ! (rires)

Liv : Ah je n’en ai pas une précise sous la main, là tout de suite, mais je sais que c’est quelque chose qui existe depuis la nuit des temps. (rires) Quand tu changes de pays, tu changes de cible, mais les pays scandinaves se charrient pas mal, c’est vrai.

STC : Revenons un peu à l’album. En regardant le clip du titre « Take Me Out », une question s’impose forcément au spectateur : d’où, ou de quoi veux-tu être sortie ou délivrée ?

Liv : Je fais plutôt référence à une situation qu’à un lieu, ces paroles parlent de s’extraire d’une mauvaise passe, d’un moment. Parfois tu pourrais faire quelque chose de stupide pour t’en tirer, même au point de le regretter plus tard, mais tu ne vois absolument aucun autre moyen de t’échapper. Les paroles prônent l’action, et la volonté de se démener pour atteindre un meilleur confort et de meilleurs conditions pour atteindre son objectif.

STC : Génial, ok. Bon, à la lumière de tout ce que tu nous apprends et de toute ta philosophie positive, on aimerait savoir : c’est quoi, ton animal spirituel ?

Liv : Oh, pas mal ! Mmh, je pense que ce serait une sorte de chat. Je suis totalement une fan de chats. Donc un chat, un gros chat, ou un plus gros félin… Peut-être même un lynx, ça rappelle beaucoup mes origines. Et surtout, n’oublions pas, il faut absolument les protéger !

Propos recueillis par Cherry.


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Lun 1 Mai - 20:53


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Mar 2 Mai - 18:44



Il y a un an et demi, après plus de dix ans de bons et loyaux services, et quatre albums, Sister Sin se séparait. A présent, Liv Jagrell ex-chanteuse du groupe, revient avec Liv Sin, et un premier album sorti le 28 avril, intitulé Follow Me.

Côté nom, pas de grand changement, les pêchés sont toujours au rendez-vous, comme un lien entre les deux formations, selon la volonté de Liv elle-même. Côté composition en revanche, la chanteuse est cette fois nettement plus investie dans le processus, comme elle nous l’explique ci-dessous.

Nous l’avons donc rencontrée dans un café parisien, pour évoquer la genèse de son nouveau projet, intimement liée à la séparation de Sister Sin, ainsi que la création de cet album, et les collaborations qui l’ont forgé.



Radio Metal : Pour commencer, peux-tu nous en dire plus sur la séparation de Sister Sin ? Tu as récemment déclaré qu’« il n’y a pas de rancœur, mais la séparation ne s’est pas vraiment faite d’un commun accord. » Qui étaient les membres qui souhaitaient que le groupe s’arrête plus que les autres ? Et pourquoi ?

Liv Jagrell (chant) : Ouais, exactement. Nous étions deux membres à vouloir continuer, moi et Dave, le batteur de Sister Sin. Je pense que nous avons été pris par surprise par les deux autres membres qui ne voulaient pas forcément continuer. Mais, en fait, je les comprends complètement, parce que nous avons passé tellement de temps en tournée, pendant tant d’années, et nous avons toujours fait ces tournées en van très difficiles. C’est épuisant de tourner autant, et c’est aussi épuisant de faire une tournées en van. Parfois les autres membres du groupe te tapent sur les nerfs, etc. Enfin, tu vis assis dans un van, et tu galères, et je sais que ça a été dur pour tout le monde sur le plan de la vie de famille, et financièrement, tu ne sais jamais si tu as assez d’argent, ce n’est pas facile de garder un boulot quand tu passes autant de temps en tournée. Je comprends donc complètement les deux membres de Sister Sin qui n’ont pas voulu continuer. Ils en avaient marre, totalement marre de tourner, et ils ne voulaient plus risquer leur vie personnelle. C’est pour ça qu’il n’y a pas de rancœur, parce que je peux me mettre à leur place, mais je ne voulais pas arrêter, mais je peux comprendre pourquoi ils… Je peux comprendre pourquoi ils se sont dit « je ne peux plus faire ça ». C’est pour ça que nous ne sommes pas fâchés, je suis en fait heureuse que le groupe se soit séparé à ce moment-là, parce qu’en essayant de continuer, peut-être que nous ne serions plus amis aujourd’hui, peut-être que nous serions allés trop loin et que nous ne nous serions plus supportés, au point de se détester. C’est donc beaucoup mieux de s’arrêter tant que nous sommes amis. Vraiment mieux.

As-tu remarqué, lors de la dernière tournée de Sister Sin, que certains membres étaient épuisés ?

Pas tellement, peut-être un peu avec le bassiste, Strandh, je sentais qu’il n’allait pas bien, qu’il ne vivait pas la tournée à fond, il était ailleurs, mais je pense que j’étais dans ma bulle, et je n’ai pas su voir les signes. Parce que j’étais dans mon monde, je pensais que Sister Sin n’allait jamais s’arrêter, on ne pense pas comme ça à ces choses. Mais, un peu, quand j’y repense, je peux voir les signes, et je me dis qu’ils auraient peut-être voulu arrêter plus tôt, donc…

As-tu l’intention de tourner de manière aussi intensive qu’avec Sister Sin ?

Je vais en tout cas essayer d’être plus sage en ce qui concerne les tournées, ne pas tourner… J’adorerais faire des tournées intenses, mais j’adorerais aussi que ce soit plus confortable, il faut faire preuve de plus d’intelligence avec les tournées que nous allons faire, pour ne pas s’épuiser pendant les tournées en van, et ne pas repartir en tournée tout de suite après. Je pense que je vais me dire « j’ai tiré la leçon », et faire les choses correctement cette fois-ci [petits rires].

Après la séparation de Sister Sin, tu as déclaré qu’il « n’a jamais été question d’arrêter de chanter ». Comment as-tu cependant trouvé la motivation après la séparation ?

Ça été difficile, et je n’étais pas très motivée au départ, parce que Sister Sin c’était toute ma vie, et j’ai construit ma personnalité pour être la chanteuse de Sister Sin. C’était ma personnalité propre. Quand j’ai perdu Sister Sin, je ne savais plus qui j’étais, c’est une sensation très étrange de me retrouver comme si j’avais complètement perdu mon identité. Donc au départ j’ai été très déprimée et très instable, j’avais des sautes d’humeur, et je ne savais pas du tout ce que j’avais envie de faire. Mais au final, il faut savoir se remotiver et se dire : « qu’est-ce que j’ai envie de faire ? » et « comment je peux voir ça comme une opportunité ? » Et j’ai commencé à voir la situation comme une opportunité et je me suis demandé « qu’est-ce que je veux faire comme musique ?» « Je devrais peut-être faire quelque chose et jouer la musique que j’ai vraiment, vraiment envie de jouer et construire quelque chose autour de ça. » C’est comme ça que j’ai commencé.

Avais-tu déjà l’idée d’un projet solo lorsque tu chantais dans Sister Sin ?

Non, pas du tout. Enfin, je me disais bien sûr parfois : « oh, si j’avais un second projet, je ferais de la musique comme ça, bla bla bla. » Mais jamais en me disant que je quitterais Sister Sin ou que nous nous arrêterions de jouer et que j’aurais un nouveau groupe, ça ne m’est jamais venu à l’esprit avant la séparation. C’est donc venu au terme de longues réflexions et de dialogues avec moi-même, et en essayant de me dire : « Il faut voir ça sous un angle positif. Comment faire pour faire de cette situation quelque chose de positif ? » Parce que c’est comme ça que… Je veux dire que parfois les changements sont positifs. Parfois quelque chose que tu perçois comme un échec ou comme quelque chose qui te blesse profondément peut se révéler être ce qui pouvait t’arriver de mieux, parce que tu peux recommencer à zéro.

Comment comparerais-tu ces deux expériences (Liv Sin et Sister Sin) en termes de processus de composition et d’alchimie ?

Le processus d’écriture est très différent, parce qu’avec Sister Sin, c’était Dave et Jimmy, le batteur et le guitariste, qui composaient toute la musique, et Dave écrivait également les paroles. Je n’étais donc pas particulièrement impliquée dans la composition des morceaux, le bassiste et moi avions nos idées, et nous apportions, bien entendu, quelque chose dans notre musique, mais je n’étais pas très impliquée dans la composition, et Dave avait toujours son idée sur les paroles et comment elles devaient être chantées. Ce qui était à la fois bien et mauvais. Je n’ai jamais été livrée à moi-même, parce qu’il y avait toujours quelqu’un pour me dire quoi faire, ça facilite les choses au bout d’un moment, tu te dis : « Il va me dire comment faire de toute manière. » Mais tu perds un peu également de « comment je fais ça moi-même ? » Il a fallu que je redécouvre ça, me dire « OK, comment est-ce que je chanterais cette chanson ? » ou « quel genre de mélodies est-ce que je chanterais ? » Il a donc fallu que je recommence sur ce plan. Parce qu’avec ce nouveau projet, j’écris les paroles, je compose les mélodies et les chansons avec le guitariste, Patrick, et il compose les riffs, les solos, etc., parce que je ne suis pas guitariste, donc il crée la musique à partir de ma vision ou de mes idées, puis je compose des mélodies, les paroles, etc. C’est donc principalement Patrick et moi, et c’est la première fois que je suis aussi impliquée dans la composition de la musique. C’est génial ! C’est super marrant en fait… Mais ça a mis du temps à émerger, il faut puiser au plus profond pour retrouver cela : « OK, je vais écrire des chansons maintenant, comment est-ce que je fais ça ? » [Rires] Il a fallu puiser au fond de moi, mais maintenant c’est très amusant, c’est encore plus amusant de chanter ces chansons, parce que ce sont mes chansons.

On dirait que tu as fait de Liv Sin ton alter ego, un peu comme Alice Cooper est l’alter ego de Vincent Furnier. Qui est donc Liv Sin par rapport à Liv Jagrell ?

Je dirais, en fait, probablement que – et je disais ça aussi quand j’étais encore dans Sister Sin – la vraie Liv est celle qui est sur scène, parce que c’est là que je suis le plus à l’aise, c’est là que je suis la plus heureuse, et c’est là que je me sens le plus à ma place, c’est quand je suis sur scène, et que je chante au nom de quatre personnes. En-dehors de la scène, je dirais que c’est davantage un personnage, et que la vraie Liv est celle qui est sur scène. On peut voir les choses comme ça.



L’album a été coproduit par Fitty Weinhold, bassiste de longue date d’U.D.O. et par Stefan Kaufmann, l’ancien batteur d’Accept, et il comprend une chanson sur laquelle apparaît Schmier, le chanteur de Destruction. Peux-tu nous en dire plus sur ces collaborations ?

Oui, absolument. Avec Sister Sin, nous avons beaucoup tourné avec U.D.O., donc je connais Fitty depuis un bon moment, et il a toujours été très sympa, très serviable, il essaie en quelque sorte de donner des conseils aux groupes plus jeunes, un peu comme un mentor. Et il nous a dit une fois qu’il souhaitait produire un album avec Sister Sin un jour, mais ça ne s’est jamais fait, nous nous sommes séparés avant ça. Et quand j’ai commencé ce nouveau projet, j’avais une idée en tête, j’ai commencé à contacter les gens que je connaissais, les musiciens et les producteurs. J’ai discuté avec Fitty et je lui ai demandé s’il était intéressé par une collaboration maintenant que j’étais en solo, et il m’a dit qu’il était vraiment… Il a tout de suite dit oui et il a apporté beaucoup d’idées. C’est avec lui que j’ai commencé à discuter, et il travaille avec Stefan Kaufmann, ils travaillent en équipe, donc Fitty m’a aidé au début et pendant la pré-production, et il a parlé des chansons et du style, et quand tout ça a été mis au clair et que nous avons commencé à enregistrer, dans le studio de Stefan Kaufmann, Stefan a alors pris en main la production et l’enregistrement, nous avons fait le reste là-bas. Ils sont donc tous les deux producteurs en quelque sorte, mais je dirais que c’est Stefan qui a le plus apporté dans… Stefan a vraiment capturé l’essence des morceaux et les a améliorés, je suis très reconnaissante de son travail, parce que je pense qu’il a totalement compris ce que je voulais dire avec ces morceaux et ce style musical. Mais parfois, quand tu fais de la musique, tu peux un peu trop t’éparpiller, et tu ne peux pas vraiment le voir, parce que tu travailles sur ces morceaux pendant des mois, des semaines, bref, tu n’as pas de recul quand tu es dans ta bulle, alors que lui pouvait voir les chansons objectivement. Je pense que cette coopération a véritablement porté ses fruits. Ils sont dans le métier depuis si longtemps, ils jouent depuis si longtemps, c’est évident qu’ils ont beaucoup d’expérience. Mon conseil : écoutez les anciens [petits rires]. C’est une bonne idée d’écouter ce qu’ils ont à dire. Parfois tu es complètement d’accord, parfois tu n’es pas d’accord, mais je pense que c’est comme ça que la meilleure musique est produite, tu peux être en désaccord, mais tu arrives à un compromis et ça devient excellent.

Nous avons également fait appel, comme tu l’as dit, à Schmier, de Destruction, qui chante sur le morceau « Killing Ourselves To Live », et aussi Jyrki de The 69 Eyes, sur « Immortal Sin ». J’adore ces collaborations, c’est sympa de travailler avec d’autres groupes, d’autres chanteurs, d’autres personnes, et mon label m’a encouragée à le faire. Nous étions en pleine réflexion sur les artistes auxquels nous voulions faire appel sur l’album, qui serait intéressé pour chanter, ce genre de choses. Et j’avais ce morceau, « Killing Ourselves To Live », qui sur la démo était bien plus thrash, le couplet était très orienté heavy thrash, et j’avais un peu de mal à chanter ça, parce que je n’ai pas l’habitude de chanter du thrash. Et je me suis dit que ce serait super cool d’avoir quelqu’un sur ce morceau qui puisse chanter ça, quelqu’un qui soit à l’aise avec ce genre musical. Et mon manager, qui travaille également avec Destruction, a dit : « Je peux demander à Schmier si tu veux essayer. » Et il avait le temps, donc les échanges ont été très rapides, et il a trouvé que c’était une super idée. C’est donc comme ça qu’il s’est retrouvé à chanter sur ce morceau, et je pense que c’est très bien, il le fait parfaitement, il connait ce genre musical, la seule chose qui me reste à faire est d’apprendre à le faire en concert. J’ai encore du travail devant moi [rires]. Je ne peux pas le faire venir à chaque fois que nous jouons ce morceau, donc il faut que je travaille dessus, mais ça rend très bien sur l’album en tout cas. Et pour « Immortal Sin », je connais Jyrki de The 69 Eyes depuis plus de dix ans, et j’ai toujours voulu chanter un duo avec lui, parce que j’adore sa voix grave, elle est tellement sombre et douce, ouais, je l’adore. Et quand nous avons composé ce morceau, nous réfléchissions un peu plus aux collaborations que nous pouvions avoir, et je me suis tout de suite dit que cette chanson serait parfaite pour Jyrki, elle lui irait tellement bien. Donc je lui ai demandé s’il avait le temps, et il était lui aussi très heureux de travailler avec nous et il avait le temps, donc… Et je trouve que le résultat est également très bon. Nous allons tourner un clip pour ce morceau aussi, donc…

La plupart des artistes et des producteurs avec lesquels tu as collaboré sont allemands. Le metal allemand occupe-t-il une place particulière dans ton cœur ?

C’est difficile à dire. Je veux dire, bien sûr, parce que beaucoup de groupes de metal sont allemands, et c’est un pays qui compte beaucoup de groupes de metal, qui a d’énormes festivals de metal, donc quand on pense au metal, on pense évidemment à l’Allemagne également, donc c’est effectivement une très grosse influence. Mais, en fait, tu ne peux pas te concentrer uniquement sur l’Allemagne, il y a aussi beaucoup d’autres groupes qui viennent d’autres pays. Jyrki est finlandais, et la Finlande est également un grand pays du metal. Donc ce n’est pas tant que l’Allemagne occupe une place particulière, c’est surtout que je pense que beaucoup de groupes sont allemands, et une grande partie de la musique que j’écoute provient d’Allemagne.

On peut clairement entendre des influences de black metal dans certains riffs et certaines harmonies sur l’album, en particulier sur les chansons « Black Souls » et « Godless Utopia ». Est-ce que c’est une influence consciente ?

Oui, en effet, parce que j’écoute beaucoup de black metal, par exemple Dimmu Borgir ou Dissection – j’adore Dissection, c’est un de mes groupes préférés, musicalement parlant, je devrais dire -, donc je voulais apporter ces influences dans la musique. Donc oui, absolument, j’ai consciemment apporté ce type de musique dans [ce groupe]. J’ai donc demandé au guitariste qui compose la musique pour moi : « Tu peux apporter une touche de black metal là-dedans ? » Et il a très bien su le faire, donc… J’adore ces petites attitudes black metal qu’on entend.

Ton prénom est associé au mot « Sin » (le péché, NDT) dans le nom du groupe. Ce mot se retrouve dans les paroles des chansons, notamment sur « I’m Your Sin » et « Immortal Sin ». La musique est-elle un moyen pour toi de te confronter à tes démons, d’expier tes péchés ?

Bien sûr, c’est un moyen de… La musique permet de s’exprimer, absolument, mais l’inclusion du mot « Sin » c’est surtout parce que je pensais que ça pourrait… C’est une sorte d’invitation envoyée aux fans de Sister Sin, pour qu’ils voient le lien, et aussi parce que j’aime jouer avec cette idée, on me demande toujours : « Qu’est-ce que tu veux dire ? » Et c’était pareil avec Sister Sin : « Qui est cette Sister Sin ? C’est toi ce péché ? » On me pose toujours la question : « C’est toi ce péché là-dedans ? » Au final, c’est quoi le péché ? Comment définit-on le péché ? C’est amusant de jouer avec ce mot, parce qu’apparemment il est chargé d’une énergie, et les gens font toujours des commentaires dessus. Donc c’est amusant de retrouver ce mot, ça ne veut rien dire en particulier à mes yeux, c’est plus une invitation envoyée depuis mon ancien groupe, un lien avec mon ancien groupe. C’est pour ça que j’ai décidé de le garder. Et puis j’ai remarqué que c’était amusant d’y faire référence dans les paroles aussi. Donc nous nous amusons avec ce mot, tout simplement.

L’album s’intitule « Follow Me » (Suivez-moi, NDT). Est-ce que cet album est une invitation lancée à l’auditeur de te suivre dans ton voyage personnel ?

Oui, absolument. On peut voir ça de beaucoup de manières dans le titre, mais l’une d’entre-elles consiste à considérer qu’il s’agit d’une invitation envoyée aux fans de Sister Sin, leur dire que je suis toujours là, et qu’ils peuvent toujours me suivre s’ils le veulent. Aussi, quand tu enregistres un album, quand tu composes de la musique et des paroles, en tant que compositeur, tu invites l’auditeur à découvrir une partie de toi-même, parce que tu l’invites dans tes pensées les plus intimes, à découvrir ta vision du monde, etc. On peut également interpréter le titre comme « Suivez-moi dans ma tête ». Donc c’est un peu ça également, on peut me suivre et découvrir mon esprit, mes sentiments, mes émotions. Le titre recouvre beaucoup de choses. Ça vient de l’un des morceaux, « Hypocrite », dans lequel on trouve les paroles : « Follow me into the dark, where my demons still hide. » (« Suivez-moi dans l’obscurité, où se cachent toujours mes démons », NDT) C’est ça les paroles auxquelles je fais référence, et si on écoute les paroles, si on les lit, on peut les comprendre comme une invitation à me suivre au plus profond de mon cœur, où on y trouve, peut-être, tous mes démons.

« Let Me Out » (littéralement « laissez-moi sortir », NDT), parle « de ce qu’une personne est prête à faire et à sacrifier pour se sortir d’une situation destructrice, avec des conséquences parfois fatales. » Dans quelle mesure les paroles de cette chanson sont-elles personnelles ?

Je pense que l’idée de ces paroles m’est venue après avoir vu un documentaire sur… Les paroles ne font pas spécifiquement référence à ces personnes, mais j’avais vu un documentaire sur les réfugiés, de Syrie, et c’était au plus fort de la crise des réfugiés, l’an dernier, lorsque tout le monde était sur les bateaux, en pleine mer, et tu réfléchis à ce que ces gens sont prêts à faire, ils sont prêts à embarquer sur ces bateaux, avec leurs enfants, simplement pour survivre, en sachant que parfois… Et il y a beaucoup d’autres situations dans le monde où les gens font ce genre de choses, ils sont tellement pris au piège qu’ils doivent faire quelque chose de radical juste pour se tirer d’affaire, même si parfois ça se traduit par leur mort ou la mort de quelqu’un d’autre. C’est intéressant, à mon sens, de voir qu’au plus profond de chacun, je pense, on a ce truc, qui fait que parfois tu ne peux plus penser, il faut agir pour se sortir d’une situation. L’inspiration m’est venue de ce reportage ou documentaire sur tous ces réfugiés, qui je trouve font preuve d’un courage exceptionnel pour faire ce qu’ils font.

Interview réalisée en face à face le 17 mars 2017 par Aline Meyer.
Fiche de questions : Philippe Sliwa.
Retranscription & traduction : Thomas Pennaneac’h.

Site officiel de Liv Sin : www.liv-sin.com

Acheter l’album Follow Me.

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MessageSujet: Re: Sister Sin    Mer 3 Mai - 21:06


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MessageSujet: Re: Sister Sin    Ven 17 Nov - 7:13




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MessageSujet: Re: Sister Sin    Mer 14 Fév - 20:37


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